je te quitte!!

  "Je te quitte! - C'est pas l'heure de tes calmants?"
Ces mots que Samuel Beckett fait dire à ses personnages dans sa pièce de théâtre "Fin de partie" et que j'avais noté un jour pendant la lecture, se sont offerts à moi en les retrouvant pendant la préparation du dernier cycle de mon travail que je présente ici. Hors leur contexte je les utilise dans un tout autre sens. Ou peut-être pas tellement... Le thème de mon travail est le processus de réaliser la libérté - de lâcher tout ce qu'on ne veut plus dans sa vie (libérer la réalité) - de faire les adieux de ce qu'on ne supporte qu'avec des "calmants" dans son sens propre aussi bien que figuré. 
                Exemple 1: le tableau:                 
Je te quitte
Le bleu ressemble à une situation sous l'eau - ne pas parvenir à monter à la surface pour agir - le sentiment d'être sous une cloche. Le grand personnage à gauche - cette force qui semble si immense et difficile à surmonter. Je te quitte  - on peut lui tourner le dos (à cette force) et enjamber un autre chemin, décider de changer ou de lâcher ce qui n'est pas juste dans sa vie. Le tampon de la Croix Rouge symbolise la fuite dans la maladie. Les calmants: toute fuite qui empêche le changement.






               Exemple 2: les trois tableaux:                 
1. Peut-il avoir misère plus haute que la mienne?
             2. Réaliser la liberté - libérer la realité.               
3. Les adieux
Ces trois tableaux illustrent le processus suivant: 
1. L'état de plainte et d'immobilité dans la souffrance (on ne sait pas lequel des deux personnages est le plus lourd, qui fait souffrir qui. Par contre cela est symbolique et ne se réduit pas au problème de vie de couple).



2. L'apercu  de ce qui est possible (les bandes claires sur les yeux et les oreilles –clarté qui se montre) - la libérté qu'on a mais aussi la brutalité et la beauté de la realité (le rouge du sang et de la vitalité). Un personnage qui regarde l'observateur droit dans les yeux, l'autre qui regarde au loin. Réaliser à sa façon.




3. Comprendre qu'il est necéssaire de faire ses adieux pour initier tout changement. Les yeux du personnage sont gonflés. Les adieux (bande sombre) sont souvent très doloureux et fatiguants. On dort mal, on pleure, on a mauvaise mine (rides). Mais on peut imaginer la clarté, la légerté et la lumière au loin (bandes claires).






11-05-2009 | 475 vues

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Commentaires


roselyne
le 23-10-2010 à 00:07:04
Je tombe sur votre site grâce à Roland Ossart qui m'invitée au vernissage de votre prochaine expo à Albi .
Je découvre vos créations " Fin de Partie" "Je te quitte!
Comme je ne crois aux hasards dans la vie , je suis soufflée par la justesse de votre interprétation de ce moment où l'on voudrait partir et on ne peut pas ( ni l'un , ni l'autre ) et les étapes suivantes .
Histoire vécue et revécue dans ma vie
Bravo
Votre vision est tellement proche de mon ressenti
Au 29 !!!
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